1er MAI

1er MAI

30 avril 2017 Communiqué de presse 0

A l’instar des travailleurs du monde entier, les travailleurs djiboutiens s’apprêtent à célébrer la fête du travail du 1er MAI.
Journée de constat et des revendications, le 1er MAI à Djibouti sera vécu dans une totale morosité
Quoiqu’en disent les responsables politiques du pays, le constat des travailleurs djiboutiens est fort désastreux à bien des égards. Depuis 40 ans, l’on assiste à un recul progressif des droits sociaux, notamment en ce qui concerne les conventions 87 et 89 de l’OIT lesquelles sont mises en veilleuse à Djibouti.
Même si cela est aberrant et illégal un fonctionnaire peut suspendre le salaire d’un autre fonctionnaire pourvu que la personne n’est pas en sainteté avec le régime en place. Le tribalisme en vogue dans le pays mine sérieusement la cohésion des travailleurs djiboutiens et les personnes honnêtes sont contraintes à l’oisiveté ou à l’exil.
L’exercice de la fonction d’un syndicalisme libre à Djibouti expose tout un chacun à des représailles sans fin et les candidats à cette fonction se font rare. Sachant que le régime en place à Djibouti ne permet aucune revendication et les travailleurs ne se font guère d’illusions et ce 1er MAI sera célébré dans la morosité.
Les mises à l’écart des honnêtes employés remplacés par des personnes sans aucune compétence, les multiples privations dont souffrent les travailleurs auront un sérieux impact sur l’avenir du pays. Les syndicats de base ont été décapités ou noyautés par le régime, il est à repenser tout syndicalisme libre à Djibouti.
La LDDH demande au régime en place à Djibouti à lever toutes les restrictions relatives au monde du travail qui ne font que régresser le pays dans son ensemble.
Le Président de la LDDH
Omar Ali Ewado

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