La liberté de circulation est foulée à pied à Djibouti

La liberté de circulation est foulée à pied à Djibouti

9 octobre 2015 Communiqué de presse 0

La dictature djiboutienne affiche une fois de plus son triste visage en refoulant 3 hauts responsables de l’ONG KACE Sudan lesquels avaient programmé une série de rencontres avec les organisations de la société civile djiboutienne. Ces 3 hôtes de la LDDH sont bloqués à l’aéroport de Djibouti depuis 18h30 jusqu’en ce moment où nous mettons sous presse notre communiqué.

Le Directeur Général de la Police nationale nous a catégoriquement rejeté et a ordonné que nos collègues soient refoulés avec le premier avion malgré qu’ils aient présenté aux agent de la Police des Frontières et de l’Immigration leurs documents de voyage , la lettre d’invitation officielle et le motif de leur visite à Djibouti.
Ce n’est pas tout, l’Ambassade de Djibouti à Khartoum avait prétexté l’absence du Consul pour que ces 3 personnes ne puissent avoir un visa.

Ainsi, toutes nos démarches pour libérer nos collègues ont été vaines.

Il est scandaleux que des ressortissants d’un pays membre de l’IGAD soient bloqués pendant des longues heures et refoulés de l’aéroport sans aucune raison valable et en mépris et violation du droit à la liberté de circulation garanti par la Constitution nationale, la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Ceci n’est pas nouveau dans la longue liste des violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales dont est responsable le régime en place qui malmène ses propres citoyens en interdisant de voyager à l’étranger ou d’entrer dans leur propre pays avec des humiliations et des interrogatoires insensés.

Par conséquent, La Ligue Djiboutienne des Droits Humains dénonce et condamne énergiquement cette mesure de refoulement absurde appliquée à l’encontre des collègues et les restrictions imposées aux citoyens djiboutiens de voyager et d’entrer librement dans leur propre pays.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains regrette ces agissements irresponsables d’un régime en manque de repère dans un monde du 21ème siècle où la liberté de circulation des citoyens et des marchandises, et des échanges d’idées ne se posent pas.

Enfin, la LDDH appelle le régime en place au respect du droit fondamental de la liberté de circulation garanti par la Constitution nationale et souscrit dans ses engagements internationaux.

Le Président de la LDDH
Omar Ali Ewado
Tél : +253 77 61 55 49
E-mail : iwado_lddh@yahoo.fr

Lettre d'invitation à KACE

Lettre d’invitation de la LDDH à l’ONG KACE

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