NAGAD ?

NAGAD ?

16 avril 2019 Communiqué de presse 0

Il existe à Djibouti un lieu où beaucoup de djiboutiens ont fait des séjours pour avoir exprimé leurs opinions et pour avoir fait des réclamations ou tout simplement s’être trouvé par hasard là où il ne fallait pas.
Par Nagad sont passés des travailleurs grévistes, des opposants politiques, des étudiants contestataires, des demandeurs d’emploi ; bref tout un chacun.
Nagad est un centre sous l’autorité policière mais inconnu au niveau du Parquet de Djibouti.
Les derniers locataires de ce sinistre centre ont été des jeunes diplômés en quêtes d’emploi et des jeunes infirmiers stagiaires : tous réclamaient des droits élémentaires.
A la place d’un dialogue franc et sincère de la part d’un quelconque responsable des Pouvoirs Publics, ces jeunes sont embarqués dans des camions de la police et internés à Nagad.
Après une détention plus ou moins longue une entrevue avec le Colonel Directeur Général de la Police, ces jeunes sont relâchés. Avant tout cela les parents se démènent pour faire libérer leurs progénitures, sans aucun succès.
L’on est en droit de se demander si Nagad est un centre qui répond aux normes d’un lieu privatif des libertés.
Notre réponse est catégorique : NON et NON !!
Les locaux sont totalement délabrés et insalubres ; les excréments humains datant des lustres jonchent le sol, il n’y a pas d’eau potable et les soirs, les moustiques font leurs lois.
Bref, un lieu à proscrire pour tout passage humain.
En conséquence, la LDDH demande aux Pouvoirs Publics djiboutiens, la destruction sinon la fermeture de ce centre appelé Nagad.

Le Président de la LDDH
Omar Ali Ewado

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