Une vie vaut-elle moins qu’une autre ?

Une vie vaut-elle moins qu’une autre ?

19 juillet 2017 Communiqué de presse 0

Dans son communiqué du 28 Juin 2017, la LDDH avait fait état de la mort d’un jeune docker dénomme MOHAMED HAMADOU HAMAD survenue le 11 Juin 2017 à l’hôpital Peltier.
A ce jour la dépaille de ce jeune homme se trouve toujours à la morgue de l’hôpital car les proches du défunt se heurtent à un mur de silence voire de complicité.
A titre de rappel, le jeune MOHAMED HAMADOU HAMAD avait été arrêté par une unité de la Police du Port le 28 MAI 2017 et conduit à un poste de police près du PAID où il a subi la torture. A sa sortie de la cellule MOHAMED HAMADOU HAMAD présentait, des graves symptômes et souffrait énormément et devant l’aggravation de son état de Santé il a été hospitalisé le 4 Juin 2017 à l’hôpital Peltier où il a succombé le 11 Juin 2017 des suites des tortures subies.
Avant sa mort, MOHAMED HAMADOU HAMAD avait informé ses proches et d’autres personnes sur les circonstances de son arrestation et ce qu’il a subi au cours de sa détention. Il avait nommé son tortionnaire et tout un chacun est au courant mais le tortionnaire bénéficie de l’impunité totale.
La plainte au PARQUET, les diverses demandes de recours auprès du Premier Ministre, des Ministres de la Justice et de l’Intérieur déposées par les proches du défunt restent lettre morte.
Un déni de Justice caractérisé qui peut avoir des conséquences imprévisibles car l’esprit de vendetta peut être envisagé par la famille du défunt.
A qui faut-il s’adresser ? Devons-nous faire Justice nous-mêmes ?

D’autres part, la LDDH a recueilli aujourd’hui une information sûre et concordante qu’un citoyen éthiopien probablement en situation de clandestinité est mort après avoir reçu un coup de matraque d’un policier cet après-midi à proximité de WEA en route à la frontière Galille. Le cadavre a été emmené à la caserne de la police d’Ali-Sabieh où il semble qu’il a été enterré en catimini.
La LDDH dénonce et condamne énergiquement ces exécutions extrajudiciaires et illégales et rappelle si nécessaire au Pouvoir Djiboutien que toute la lumière soit faite sur ces affaires.
La LDDH lance un appel solennel au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, à l’Union Africaine, à l’IGAD, à la Commission Africaine des droits de l’homme et des Peuples, à l’Union Européenne à faire pression sur les autorités Djiboutiennes afin que ces meurtres soient élucidés.

Le Président de la LDDH
OMAR ALI EWADO

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